Interview auteur indé : Leslie et son livre ouvert aux jeux vidéos et à l’impossible

Nouvelle semaine = nouvel auteur !!!

Aujourd’hui, je vous présente Leslie Héliade que je remercie d’avoir répondu à mes questions 🙂

Bonjour Leslie pourrais-tu te présenter toi et ton roman s’il te plaît 🙂

Mon parcours est assez traditionnel : enseignante en lettres classiques, j’ai toujours eu envie d’écrire des romans sans oser vraiment me lancer. L’écriture tient une place importante dans ma vie depuis mon enfance, mais entre un journal intime, une lettre et un livre, il y a une immense frontière !

Ma carrière de romancière a commencé en deux temps. J’ai d’abord écrit un premier livre Le Bouton d’Anna qui m’a permis d’apprendre le métier et m’a donné confiance en moi. Ensuite, j’ai vécu en Inde pendant deux ans et à mon retour en Europe, j’avais la sensation que j’avais quelque chose à partager sur cette expérience hors du commun. C’est ce qui a donné naissance à La Vie ailleurs et m’a lancée pour de bon dans le métier.

Aujourd’hui j’ai la chance de vivre de mon écriture. Je viens de publier La Clé d’Oriane, une romance fantastique.

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Comment t’es venue cette idée de roman ?

J’avais envie depuis très longtemps de travailler sur l’univers du jeu vidéo. On voit souvent un personnage sortir d’un livre ou d’un écran de télévision, mais cet univers virtuel est moins exploité à ma connaissance.

Ensuite, en lisant La Fille de papier de Guillaume Musso, je me suis dit qu’on voyait toujours une héroïne surgir dans la vie d’un héros… Le livre n’en est pas moins excellent ! Mais la féministe qui est en moi a eu envie d’inverser ce schéma : dans La Clé d’Oriane, le protagoniste principal est une femme qui doit sauver un personnage de jeu vidéo incarné sous les traits d’un beau jeune homme…

Comment s’est déroulé le processus d’écriture ? (motivation, plan, organisation … ?)

La plus grosse difficulté fut l’élaboration du scénario de départ. Il me semblait fondamental que tout se tienne du début à la fin et que l’explication fournie soit satisfaisante. Je me suis trouvée bloquée pendant longtemps à cette étape : mes premières réflexions ont commencé il y a deux ans… À l’époque, je n’avais qu’une vague idée de synopsis : Oriane voit son univers bouleversé par l’irruption d’un personnage de jeu vidéo. Je n’avais aucune idée de la suite : naturel ? surnaturel ? magique ? un fantôme ? un acteur ? une blague ?

Une fois la résolution trouvée, tout est allé assez vite et a donné naissance à un résumé d’une dizaine de pages.

Ensuite, il a fallu enrichir le scénario, trouver les péripéties, enchaîner les actions… Un ami auteur m’a beaucoup aidé à voir les faiblesses de mon plan de départ et à y remédier. Je me suis aussi beaucoup documentée pour que le récit soit toujours cohérent. J’ai interviewé des joueurs, des concepteurs de jeu vidéo, des médecins… les réseaux sociaux sont très utiles pour trouver des avis dans tous les domaines !

Le second problème, c’était d’insérer une romance : comment mon personnage pouvait-il tomber amoureux de son avatar ? J’avais un souci de vraisemblance. En établissant des liens entre le réel et le virtuel, c’est devenu possible, mais cela ne s’est pas fait naturellement en écrivant.

Difficile d’expliquer le processus créatif qui suit puisqu’il n’y a pas vraiment de règle. Je relis mon texte, je l’étoffe, je supprime des passages… Lorsque je suis satisfaite du résultat, je l’envoie à des proches et à des lecteurs divers. Cette phase est capitale pour moi, elle me permet d’améliorer considérablement le récit.

Je ne passe à la publication que lorsque je suis vraiment satisfaite du résultat final. Et cela peut être long !

Quels sont tes futurs projets ?

J’ai plusieurs projets en cours. Un recueil de nouvelles Ma Première fois qui s’interrogera sur ce qui se passe dans notre tête pendant nos premiers émois. Je travaille aussi sur un roman ayant pour thème les religions et la conversion.

Un dernier mot ? Des conseils pour écrire ?

J’aime beaucoup Les Conseils aux écrivains en herbe de Bernard Werber. On les trouve sur son site ! Sinon, comme beaucoup d’autres métiers, l’écriture s’apprend. Je ne crois pas au génie. Un texte se travaille et se retravaille encore ! Certains se fixent un rythme régulier : un nombre de pages, des horaires fixes, une série de contrainte… L’essentiel, c’est de s’y mettre. On aura noirci des centaines de pages, la millième sera peut-être la bonne !

Vous pouvez retrouver Leslie sur les différents réseaux :
Son livre est disponible sur
Merci encore à Leslie et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre interview, une autre rencontre 🙂
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