Interview auteur indé : Sébastien et ses multiples facettes.

Nous nous retrouvons pour ce cinquième rdv. N’hésitez pas à vous rendre dans la catégorie « Tea Time » pour rencontrer les quatre auteurs précédents !

Aujourd’hui, je vous présente Sébastien Reymond-Laruinaz,  que je remercie énormément pour avoir répondu aux questions 🙂

Bonjour Sébastien. Pourrais-tu te présenter toi et tes romans ? 

  J’ai toujours été passionné par les contes, les légendes, les mythologies et les mondes imaginaires. Et je suis toujours à la recherche de nouveaux univers fantastiques à unnameddécouvrir.
Tout naturellement j’ai voulu créer les miens puis les explorer, et enfin les faire découvrir, parce que les univers merveilleux c’est comme la cuisine, c’est bien meilleur partagé!
J’ai écrit un certain nombre de poèmes, de nouvelles, mais surtout un roman qui se situe dans le monde du « Souffle des Muses ».
C’est un monde où la technologie repose sur les arts: la musique, l’écriture, la cuisine… D’ailleurs ce ne sont pas seulement les Hommes qui usent du pouvoir des arts, la nature elle même s’en sert allègrement.
Le principe c’est que ce qui provoque une émotion artistique peut aussi provoquer un effet concret, pour le meilleur comme pour le pire…
Gaelyn Hastin, mon personnage principal, est une chercheuse en féérie qui aimerait bien développer de nouveaux arts pour le meilleur. Mais pour ce faire, elle fait l’erreur de vouloir en mélanger plusieurs. Or dans ce monde ça ne se fait pas.    De Grandes Guildes toutes puissantes s’assurent qu’ils restent bien séparées et passent leur temps à se battre entre elles pour essayer de prouver que leurs arts propres sont meilleurs que ceux des autres…
Le problème, c’est que Gaelyn est franchement têtue et elle s’est mise en tête d’aller au bout de ses travaux, même si le reste du monde n’est pas d’accord. Elle va donc devoir fuir son université en compagnie d’un danseur mystérieux et entreprendre un voyage pour rejoindre Mirova, la grande cité des pâtissiers où elle espère trouver comment achever son projet. Bien entendu tout ne va pas se passer comme prévu…
Voilà pour l’histoire de « La gardienne des Chimères » le premier livre du Souffle des Muses, qui est une sorte de fable un peu loufoque mais épique malgré tout!

 

Comment t’es venue cette idée de roman ?

    L’idée de ce roman, et en premier lieu de son univers, m’est venu petit à petit. En fait c’est la réunion de plusieurs idées que j’ai eu.

La première provient d’une histoire que j’avais commencée à écrire sans aucun plan lorsque je m’ennuyais lors de longues soirées d’hiver pendant mes études. Un monde de rêves où tout pouvait arriver. C’est le socle du monde de conte de mon roman.
La seconde découle d’une question que je me suis posée : et si les arts étaient à la place de la science? Qu’on les exploitaient comme un outil, qu’est ce que ça donnerait?
La dernière, qui m’a permis de créer l’intrigue du premier livre, provient du fait que j’ai été surpris de constater qu’en recherche, certaines personnes s’obstinaient à ne pas vouloir mélanger différentes branches scientifiques (physique, chimie, biologie…) et à jouer à qui pisse le plus loin plutôt que de collaborer afin de développer des technologies utiles à l’humanité (voire à la planète)!!! Tout comme je n’ai toujours pas compris le principe des guerres d’ego entre laboratoire, service de recherche, etc. Je voulais donc un héroïne qui subisse cette absurdité, mais qui refuse de s’y laisser enfermer.
Voilà, j’ai planté ces idées sous mon crâne et je les aient laissées pousser, se mélanger, puis quand elles ont commencé à produire un univers et une histoire qui vivaient par eux mêmes, j’ai commencé à écrire pour récolter le fruit de mes pensées.

Comment s’est déroulé le processus d’écriture ? (motivation, plan, organisation … ?)

En fait, je ne savais pas vraiment comment démarrer. Les idées bourdonnaient dans ma tête, mais je n’arrivais pas à m’organiser.
J’ai donc commencé par écrire plein de détails techniques sur l’univers, son organisation, les arts etc etc.
Quand j’ai commencé à avoir un cadre satisfaisant, j’ai essayé de jouer avec pour développer le scénario général, puis l’histoire dans le détail.
  On ne peut pas vraiment dire que j’ai de plan, je savais où je voulais aller, globalement le chemin à parcourir, puis je me suis lancé en m’appuyant sur l’univers que j’avais déjà défini.
L’avantage c’est qu’avec ce cadre, j’avais à la fois suffisamment de données pour enrichir mon intrigue, et j’étais limité dans les possibilités d’action de mes personnages, puisqu’autour d’eux vivaient un monde régit par des lois qu’on ne peut pas contourner n’importe comment (même si c’est plus simple que dans le notre).
Pour l’organisation de l’écriture, c’est encore plus n’importe quoi. Je passe beaucoup de temps à réfléchir à l’histoire dans ma tête, imaginant les situations, les dialogues, les rebondissements et j’écris lorsque j’ai suffisamment de matière ou lorsque les choses commencent à s’embrouiller à cause du trop plein qui en résulte. J’écris aussi, et surtout, quand j’ai du temps pour le faire.
Ce qui implique un rythme d’écriture totalement anarchique!!

Quels sont tes futurs projets ?

 Mon projet actuel principal, c’est de promouvoir mon premier livre. Chose plutôt difficile pour moi, je suis particulièrement nul dans ce domaine. Par ailleurs je rédige un recueil de nouvelles qui permettent d’apprendre plein de choses sympathiques sur mon univers (flore et faune, techniques de pêche, recettes de cuisine…) que j’aimerais bien illustrer. Et puis j’écris aussi le second livre de la série, qui s’intitule (attention révélation mondiale) : La loi du silence.
Mais j’avoue que tout est plus ou moins en stand by actuellement (à part pour la promotion du livre 1), car j’ai l’extrême bonheur d’être père depuis un mois et demi. Et je dois dire que ça occupe pas mal!
Je n’ai pas l’intention d’abandonner mes bébés littéraires pour autant, mais il faut bien dire qu’ils sont beaucoup plus patient qu’une petite fille…

Un dernier mot ? Des conseils pour écrire ?

Je voudrais vous remercier au nom des auteurs indépendants pour cette initiative. Ça nous permet de nous faire connaître, de développer des réseaux et aussi de découvrir d’autres univers enrichissants! Et tout ça est inestimable.
Je ne sais pas si je suis très bon en conseils d’écriture puisque je suis moi même très désorganisé, mais je dirais qu’il faut écrire ce qui nous fait envie, aller au bout de ses idées, même si ça sort des clous, que c’est un peu dingue. Ce n’est que comme ça qu’on pourra donner le meilleur de nous même. Et puis l’originalité, la différence a toujours du bon selon moi!
 Je dirais aussi qu’il faut écrire, même si l’histoire n’est pas en place, décrire les personnages, le monde, définir le contexte, poser les premières lignes du scénario. Quand on a des idées dans la tête, elles ne sont jamais vraiment figées, toujours un peu flou. Il faut les poser sur papier pour qu’elles deviennent concrètes. Si on ne commence pas à écrire, tout ce qu’on a imaginé restera une esquisse très imprécise. Il faut la coucher sur papier pour se rendre compte de ce qu’elle peut donner et comment l’améliorer.
Pour conclure, merci encore pour cette interview et je suis disponible sur les réseaux sociaux si vous voulez plus d’informations sur mes écrits ou que vous souhaitez partager autour des littératures de l’imaginaire!

 

Vous pouvez retrouver Sébactien sur les différents réseaux :
 
Son livre est disponible sur
Merci encore à Sébastien et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre interview, une autre rencontre 🙂
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