TEA TIME

Les auteurs nous racontent : Interview #8

Dernière interview pour ce mois-ci 🙂

Une auteur qui se fait beaucoup connaître sur les réseaux et qui a choisi l’auto-édition avec son œuvre « A l’ombre de ton âme » il s’agit de Elsa Gallahan !

1- Parle nous un peu de ton roman.413YFCqUKBL._SX328_BO1,204,203,200_

Mon roman s’appelle A L’Ombre De Ton Âme et suit les aventures d’Alannah, jeune femme de 29 ans à qui l’on vient de diagnostiquer un cancer. Au cours d’une de ses visites à la Clinique où elle est suivie, elle rencontre furtivement un jeune interne qui est loin de la laisser indifférente. Et ce dernier de lui susurrer : « Enfin, je t’ai retrouvée… » Mais pourquoi donc puisqu’elle est sûre de ne pas le connaître ? En plus de tout cela, elle doit faire face aussi à un problème de harcèlement. Qui se cache derrière cette menace et pourquoi ? La vie semble ne lui proposer qu’une seule destination, la mort… C’est donc mon premier roman abouti et j’ai choisi de le publier en auto-édition. Il est disponible en numérique sur toutes les grandes plateformes libraires (Amazon, Fnac, iTunes, Cultura, etc…). La version brochée est en vente uniquement chez Librinova.

2- Quel est ton ressenti sur ce roman ?

Je suis très contente d’être allée au bout de ma démarche ! Voilà, c’est fait et peu importe la suite, mon bébé existe par lui-même et j’en suis très heureuse. Ensuite, j’ai été très touchée par les retours des lecteurs quasi unanimement positifs et enthousiastes. Que demander de plus ? Sinon concernant le roman en lui-même, comme toutes les mamans, j’aime mon bébé ! La seule petite frustration que je ressens, c’est que le connaissant trop bien, je n’ai plus assez de recul pour voir les coquilles restantes. J’ai envie de proposer le meilleur confort de lecture possible et je me sens bien impuissante à y parvenir. Les correcteurs professionnels pratiquent des tarifs trop expansifs pour un roman auto-édité qui peut rester assez confidentiel. Je n’ai pas les moyens d’un tel investissement. Donc, j’en profite pour remercier, famille, amis et lecteurs qui m’ont aidée à parfaire la forme en me signalant des coquilles.

3- Étais-tu organisée (plan, fiches etc) ?

Non, je ne suis pas vraiment organisée. Je suis quelqu’un d’assez instinctif et je fonctionne beaucoup au feeling. Donc pas de fiches de personnages ni de chemin balisé pour l’histoire à proprement parler. En fait, tout se passe dans ma tête. En général, j’ai l’idée d’une trame générale. Je vois le début, la fin et plein d’évènements entre les deux qui se bousculent dans ma tête. Quand j’entre en phase d’écriture, j’y suis du matin au soir d’une manière ou d’une autre, que ce soit en écrivant ou en n’y pensant. Alors effectivement, pour calmer mes cellules grises, je prends parfois des notes sinon, je ne peux pas m’endormir parce que je pense toujours à mon histoire. Les scènes se jouent dans ma tête encore et encore. Donc avec le temps, oui, j’ai pris pour habitude d’écrire quelques dialogues, quelques phases de narration ou liste d’évènements qui prendront place à un moment ou à un autre dans l’intrigue pour pouvoir libérer un peu d’espace de stockage cérébral afin de me concentrer sur la partie que je suis en train d’écrire. Et quand l’inspiration vient, mes sessions d’écritures peuvent durer plus de douze heures, se terminant tard dans la nuit.
Mais jusqu’à maintenant, j’ai l’impression que les histoires que j’écris existent déjà quelque part dans le sens où souvent, sans le chercher vraiment, je retombe sur mes pattes et tout s’imbrique naturellement. Donc la plupart du temps, l’ensemble reste cohérent. C’est le miracle de l’écriture. Sinon globalement, j’écris une première mouture, que je travaille et retravaille jusqu’à ne plus trop avoir d’idées de perfectionnement. Je laisse donc reposer plusieurs semaines voire mois, avant de m’y replonger. Et là effectivement, les personnages, ces gredins, me livrent d’autres parties de l’histoire qu’ils avaient gardées secrètes jusque-là. Ainsi, à titre d’exemple, la première mouture d’A L’Ombre De Ton Âme comptait quelque chose comme 280 000 caractères alors que la version finale en compte plus de 500 000. Il faut laisser le temps au temps. C’est l’un de nos plus précieux allié.

4- Combien de temps tu as mis pour le terminer ?

J’y ai passé des centaines d’heure mais très clairement par plaisir ! Et je n’ai pas vraiment compté. J’adore lire et relire, pour ciseler mon travail, changer un mot, une virgule, un adverbe. Mais avec le recul et alors qu’A L’Ombre De Ton Âme est sorti depuis fin janvier, je découvre que j’aurais encore pas mal de choses à perfectionner de par mon statut de novice de l’écriture. Il me reste du chemin à parcourir pour apprendre encore des choses que ce soit sur la forme ou la manière d’agencer le fond.

5- Si tu as des conseils à donner aux apprentis auteurs, c’est avec plaisir 🙂

De par ma petite expérience, mon premier conseil serait, au début de l’écriture, ne vous inquiétez pas de la forme. Et cela pour une bonne raison, c’est que le temps joue pour vous. Vous n’avez pas de date butoire pour publier donc prenez votre temps. Écrivez la première mouture de votre histoire. Cela demande pas mal d’énergie et de discipline mentale donc, vous n’aurez pas forcément l’énergie de penser tout de suite à la bonne conjugaison d’un verbe, au synonyme d’un mot, à la tournure de la phrase etc… Ce n’est pas grave, poser les idées, allez au bout de votre récit.
Ensuite, le gros travail de forme commencera. Reprenez depuis le début, petits bouts par petits bouts. Vous aurez déjà un peu de recul et verrez ce qui peut être amélioré. Reformulez autant de fois que nécessaire, utilisez sites de synonymes, de conjugaison… Internet est une ressource importante où vous trouverez ce que vous avez besoin pour perfectionner votre texte. Si votre récit est ancré dans la réalité et que vous abordez un domaine que vous ne connaissez pas, pareil, pensez à aller vous documenter sur internet. Cela ne rendra que plus crédible votre récit.
Renseignez-vous aussi sur les standards de la mise en page littéraire. Par exemple, toutes les lignes de dialogues doivent être introduites par un tiret cadratin aussi appelé tiret long et non pas juste le tiret court que l’on connaît tous.
Ensuite, comme dit précédemment, laisser reposer quelque temps et replongez-vous dans votre tapuscrit. Quand vous avez l’impression d’arriver au bout, si vous n’avez pas les moyens de payer un correcteur professionnel, proposez à votre entourage de lire votre histoire et confiez-leur des missions. L’un pourra s’occuper de la cohérence de l’histoire, l’autre de repérer les coquilles et autres fautes, etc… A un moment, vous vous direz que vous ne pouvez faire mieux et donner plus ? Alors c’est que le temps de la publication approchera. Vous devrez alors choisir par quel biais vous aller diffuser votre livre. Soit l’envoyer à des maisons d’édition et là, renseignez-vous sur leurs collections, être sûr que votre manuscrit entre de le champ de leur ligne éditoriale. Il faudra aussi prévoir une mise en page spéciale, des textes de présentation de votre livre, des personnages, de vous, etc… Il existe de nombreux articles sur internet qui traitent de ce sujet. Il serait dommage que votre manuscrit soit refusé juste parce que vous n’avez pas envoyé les bons documents ou fait la bonne mise en page. Soit il existe aussi l’option de l’autoédition, auquel cas vous êtes entièrement responsable de votre bébé. Cela signifie que vous serez auteur, correcteur, graphiste, commercial… Vous devrez vous charger de tout. Cela peut tout de même être allégé si vous utilisez des services de plateformes d’autoédition comme la mienne, Librinova. Leur offre de base vous propose de se charger de la mise en forme aux normes standards de l’édition. Vous aurez à votre disposition également quelques modèles de base de couvertures. Ils s’occupent également de la conversion au format numérique, de la diffusion pendant un an de votre livre au format numérique chez plus de 90 libraires en ligne, etc… Bien sûr, d’autre services d’édition et de marketing existent contre quelque sou de plus. Mais tout cela ne servira à rien dans le monde de l’autoédition si une fois le bébé édité, vous ne vous chargez pas de sa promotion. Personne ne le fera à votre place. Et si vous ne le faites pas, votre livre restera dans les fins fonds des classements de ventes. Personne ne l’attend à la base. Ce sera à vous de susciter l’envie chez votre potentiel futur lectorat.
En premier lieu, vous pouvez compter sur votre entourage, premiers lecteurs, premiers à noter et à commenter sur les sites en ligne. Mais à plus grande échelle, le passage par les réseaux sociaux me semble inévitable. Ce sera l’occasion de faire connaissance avec de nombreux autres auteur(e)s autoédités, chroniqueurs/euses et lecteurs/trices. C’est une grande famille très solidaire et riche de personnes extraordinaires prêtes à tomber amoureuse de votre livre et à vous aider à le faire connaître. Rien que pour cela, l’aventure vaut le coup. Pourquoi pas aussi tenter de contacter la presse locale. ? Généralement, ils acceptent volontiers. C’est toujours sympathique de mettre en avant un personnage local. Pensez aussi aux salons littéraires locaux et nationaux. Mais surtout, communiquez et restez ouverts même aux critiques les plus dures à entendre. Soit vous ne les trouverez pas justifiées, soient elles vous aideront à vous améliorer. Écoutez donc à deux fois.

Je remercie Elsa Gallahan de m’avoir donner de son temps 🙂 Si son roman vous intéresse, voici son œuvre en format :

Ebook

Broché

Personnellement, je remercie toutes les personnes auteurs, lecteurs, jeunes auteurs qui se lance dans ce monde merveilleux qu’est l’écriture et l’imaginaire, d’avoir pris le temps de lire ces interviews et en espérant qu’elles vous ont été agréables et surtout, utiles.

Si prochainement, vous souhaitez d’autres interviews d’auteurs mais aussi lecteurs, éditeurs etc .. faite moi signe dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux !

Des bisous ❤

 

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